Le réalisateur Ham Chunsu arrive à Suwon un jour trop tôt pour la projection de l’un de ses films. Comme il a du temps à perdre, il rencontre une jeune peintre, Yoon Heejung. Elle n’a vu aucun de ses films, mais sait qu’il est célèbre. Il lui demande de lui montrer ses peintures. Ensemble, ils flânent, discutent, mangent des sushis et boivent beaucoup trop de soju. Un jeu subtil d’attraction et de répulsion se met en place, où chaque mot, chaque pause et chaque regard oscille entre révélation et dissimulation. Peut-être est-ce le début d’une histoire d’amour ? Et soudain, tout recommence. Une comédie en deux parties sur la façon dont nous nous souvenons d'avoir vu ou perçu quelque chose. Il suffit d’un petit changement pour que la vie prenne une toute autre tournure.
« Mais pourtant, on éprouve la sensation d’une véritable grandeur face à un film comme Un jour avec, un jour sans, et cela justement parce qu’il semble débarrassé de tout souci de « faire » grand. Le sentiment de légèreté vient d’une impression de naturel assez peu fréquente. C’est comme si Hong Sangsoo faisait d’abord son film pour lui, et son geste devient en fait à la fois plus naturel et plus affirmé (décider de scinder ainsi son film en deux, sans espèce de justification et sans visée précise, suppose un mélange d’humilité et d’autorité). »
Romain Lefebvre / Débordement
« À ceux qui reprocheraient à Hong Sangsoo de faire constamment le même film – ce qui est le cas, mais où est le mal ? – il répond de la plus belle façon en exposant son système, cette manière de faire du même en appliquant la technique des vases communicants et de faire évoluer son style d’un film à l’autre. »
Thibaut Grégoire / Le Suricate
