Jef Cornelis

Jef Cornelis (Belgique, 1941) étudie à l'Académie de Cinéma néerlandaise à Amsterdam où il obtient son diplôme en 1961. Il retourne ensuite en Belgique et travaille pour la Radio-Télévision Belge (RTB). En 1963, il est l’assistant de  Mark Liebrecht sur une adaptation télévisée de l'opéra Parking. Il réalise ensuite un documentaire télévisé sur le Château d'Alden Biessen, puis deux autres documentaires sur des bâtiments historiques, dont Abdij van Park Heverlee (1964). Dans les années qui suivent, il forme une équipe de production avec le critique d'architecture Geert Bekaert et ensemble, ils réalisent plusieurs films sur l'architecture et le développement urbain, dont De Straat (1972) et Rijksweg N1 (1978).

Georges Adé rejoint le duo de production et, entre la fin des années 60 et le début des années 70,  ils réalisent à trois plusieurs courts métrages sur l'art pour la télévision, dont Sonsbeek buiten de Perken (1971) et Documenta V (1972). Fin des années 70 et début des années 80, Cornelis réalise plusieurs films sur des écrivains flamands et néerlandais, dont Daniël Robbrechts (1981) et Jacq Vogelaar (1981).

À partir de 1982, Jef Cornelis réalise différents sujets pour l'émission d'actualité Kunstzaken. Ijsbreker, peut-être son plus grand projet, est une émission d'art mensuelle en live qui existe entre 1983 et 1985. Dans les années qui suivent, il réalise plusieurs films sur les arts visuels (parmi lesquels Paris Biennale (1985) et Münster Sculpture Projects (1987)) avant de revenir à la télévision en direct en 1988 avec Container, annulé après un an et de nombreuses critiques. Ses travaux ultérieurs sont réalisés pour la plupart en collaboration avec le philosophe Bart Verschaffel et le sociologue Rudi Laermans (Voyage à Paris (1993) et Brussel, scherven van geluk (1995)).

En 1998, Jef Cornelis est contraint de quitter la RTB pour prendre sa retraite anticipée, mettant fin à sa carrière extrêmement productive, étendue sur quatre décennies et comptant plus d'une centaine de films.

Un portrait de l'abbaye des Norbertins à Heverlee, réalisé pour la télévision. La camera glisse le long des murs et des balustrades, gravit prudemment les escaliers et rend compte de la vie quotidienne des pères.

La route nationale N1 relie Anvers et Bruxelles mais sépare également les mondes de part et d'autre de l'artère. L'impact de la première route nationale en Belgique est représenté par une mise en scène grandiose.

À partir de lettres de célèbres visiteurs de Paris — Charles Baudelaire, Walter Benjamin, Rainer Maria Rilke —, l'image magique de la ville des lumières est reliée à celle du banal consumérisme. Un essai visuel sur le regard et le fait d'être regardé dans un Paris aux multiples visages.

Une ode à ce qu’était la rue autrefois, un lieu ouvert où les gens vivaient et jouaient. Mais également un plaidoyer passionné contre la rue qui a dégénéré en simple espace de circulation.

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