Entre 2000 et 2016, le cinéaste belge Eric Pauwels a réalisé trois œuvres très originales, résolument artisanales, qu'il a appelées sa « Trilogie de la cabane ». Le titre fait référence à la petite cabane bleue de son jardin, mais elle évoque également un espace fertile pour la mémoire et l’imagination. Dans Lettre d’un cinéaste à sa fille, le réalisateur répond à la question de sa fille : « Papa, pourquoi ne fais-tu pas de films pour les enfants ? ». Dans Les films rêvés, Pauwels rêve qu'il fait un film qui contiendrait tous les films qu'il a rêvé de faire, tandis que La deuxième nuit revisite sa relation avec sa mère et la façon dont sa disparition a changé sa manière de voir le monde. Ensemble, ces films constituent une œuvre à la fois profondément personnelle et très imaginative, une célébration audacieuse du pouvoir du rêve et de l’art.
Réfugié dans une petite cabane bleue au fond de son jardin, un cinéaste rêve d'un film qui contiendrait tous les autres qu'il a jamais imaginés. Des objets du quotidien deviennent des réceptacles de la mémoire, déclenchant une déambulation aventureuse et ludique à travers le temps, l'espace et l'imaginaire humain.
Après la mort de sa mère, un cinéaste s'interroge sur la façon dont sa disparition a changé son regard sur le monde, et revisite la relation qui a fait de lui un individu libre. Le résultat est un film intime, un collage vibrant de couleurs, de textures et de souvenirs, unifié par le regard bienveillant de la mère.